Œuvres complètes (Tome 1)
Livres, Jorge Luis Borges
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de Jorge Luis Borges
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Jorge-Luis Borges, Oeuvres complètes.Borges est un écrivain métaphysique, mais quand il traite de nos interrogations, il ne le fait pas en philosophe mais en poète et en rêveur.Il privilégie la forme courte, poème, nouvelle, texte en prose de petite dimension.Il a ses totems, créatures vivantes ou créations humaines qui sont plus le signe que le symbole d'une énigme, d'un code de lecture perçu et indéchiffrable par l'homme, d'une connaissance perdue, occulte, par la vertu de ces créatures et ces créations, étrangement surgis.Ainsi, le tigre en ses rayures nous expose un alphabet secret, un texte visible mais incompréhensible, une clé peut-être.De même les miroirs qui feignent un monde parallèle étrange reflet du nôtre, qui n'est peut-être lui aussi qu'un reflet, ces miroirs qui pourraient prendre à notre insu une étrange autonomie et sur lesquels on ne peut jeter qu'un regard plein d'horreur.Le problème du temps, de ce qui a été et qui revient, de ce qui sera et peut être est déjà ou a déjà été, ce que Borges appelle le temps circulaire est au centre de son oeuvre. Les Ruines circulaires par exemple nous en donnent une illustration tragique. Les aléas du temps qui brusquement peut s'étirer et permettre à l'écrivain qui doit être fusillé à l'aube d'achever son œuvre, ou qui peut prendre la direction, qu'en principe il ne devait pas prendre, dans le Jardin des Sentiers qui bifurquent, sont une des variations de ce thème.Le problème du temps débouche sur le problème de la destinée. Pourquoi sommes nous là, à ce moment, à cet endroit, pourquoi cela nous arrive-il? Nous ne le savons peut-être pas plus que ce fauve qui tourne en cage et ne sait pas que sa destinée est d'être vu par Dante et ainsi intégré par le poète dans la Divine Comédie où il sera image, symbole et beauté.Peut-être la destinée est-elle aussi ce jeu absurde et atroce qui est celui de la Loterie de Babylone?Autre thème lié au temps, celui de la mémoire. L'excès de mémoire, avec l'histoire de Funès qui se souvient de tout avec une précision telle qu'il est incapable de trouver un vocabulaire assez étendu pour traduire ce qu'il a retenu. Cette mémoire sans limites fait qu'il a à sa disposition la mémoire entière de son temps, mais revers de la médaille, il ne peut penser, faute de concept.Ailleurs ce sera la mémoire perdue. Chaque homme emporte avec lui sa part de mémoire et l'humanité perd ainsi une richesse sans retour. Peut-être le soldat qui agonise, seul dans une étable, est-il le dernier homme à avoir vu le visage du Christ?Cette mémoire humaine, ce savoir, se stocke dans des livres et ces livres dans des bibliothèques, d'où la vertigineuse Bibliothèque de Babel où les livres entretiennent entre eux des liens étranges.Le thème du livre traverse toute l'œuvre littéraire de Borges, bibliothécaire lui-même.L'histoire de Pierre Ménard qui après de durs labeurs d'écriture réussit à réécrire Le Don Quichotte de Cervantès à la virgule près, nous fait réfléchir au caractère unique et définitif de l'oeuvre de génie et à la signification différente que revêtirait une œuvre strictement identique, écrite à une autre époque et dans un autre contexte.Autre thème récurrent, celui du poème, du mot, qui résumerait tout, contiendrait tout. Thème inverse de celui de l'immense bibliothèque dont on peut imaginer qu'elle est sans fin.La mémoire de Borges est aussi celle de l'histoire de son pays et de sa légende, avec ses soldats, ses révolutionnaires, ses gauchos, ses combats au couteau. Là aussi, l'histoire se répète: un homme assassiné dit à son fils meurtrier les paroles que César adresse à Brutus: "Et toi aussi, mon fils!" ce qui donne, en style gaucho: "ça, alors!"L'œuvre entière de Borges a pour fondations cette mémoire, la mémoire de l'homme qu'il est et qui, aveugle ne peut plus lire, la mémoire des livres, la mémoire de l'histoire et des mythes antiques, des légendes des pays de ce monde avec une prédilection pour tout ce qui est étrange, peu connu, des manuscrits aux caractères antiques, indéchiffrables, aux civilisations pratiquant des usages bizarres et parfois atroces.Borges joue de son érudition réelle, immense, et d'une érudition toute fictive, celle, illimitée, qui naît de sa fantaisie, avec des références à des livres, des faits et des personnages historiques, des pays, des coutumes, des langues qui n'existent pas, si ce n'est dans cette imagination particulièrement féconde, mais qu'il nous présente comme authentiques, avec, à l'appui de ses dires, maintes références savantes, d'une grande précision.Ce qui donne l'occasion à Borges de se proclamer délibérément imposteur. Humour et modestie, lucidité aussi, car tout artiste est un quelque part un imposteur.La lecture de Borges, un des créateurs les plus puissants et les plus originaux de la littérature du XXème siècle est un riche stimulant pour l'esprit et l'imagination, en même temps qu'un divertissement particulièrement jouissif.Chaque lecture du grand écrivain argentin est source intarissable de bonheurs et d'étonnement grâce à l'infinité, l'étrangeté toujours nouvelles et réjouissantes des chemins de son invention.
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